Le ton s’est voulu ferme. Pour sa dernière étape en Afrique, Sergueï Lavrov n’a pas seulement dressé le bilan de sa tournée. Depuis Bujumbura, le chef de la diplomatie russe a dénoncé l’ingérence extérieure dans les affaires africaines.
Devant la presse, aux côtés de son homologue burundais, le ministre russe a défendu une conviction que Moscou érige désormais en principe : les crises du continent doivent être résolues par les Africains eux-mêmes.
« Des problèmes africains, des solutions africaines. » Cette formule a rythmé l’intervention de Sergueï Lavrov, qui dit partager pleinement la position exprimée par les autorités burundaises. Selon lui, toute tentative d’imposer des solutions venues de l’extérieur ne fait qu’aggraver les crises, au lieu de les résoudre.
Pour illustrer son propos, le ministre russe a cité la situation dans l’est de la République démocratique du Congo. Il a affirmé que le gouvernement congolais, soutenu par le Burundi, fait face à une agression menée par le Mouvement du 23 mars (M23), lequel bénéficie de soutiens étrangers.
Sergueï Lavrov accuse notamment l’Ukraine de chercher à créer des difficultés aux pays africains entretenant des relations amicales avec la Russie, notamment en s’impliquant dans différents conflits sur le continent et en s’opposant aux gouvernements légitimes.
Cette déclaration est intervenue au terme de la visite officielle de Sergueï Lavrov au Burundi, dernière étape de sa tournée africaine, conclue par une conférence de presse conjointe avec son homologue burundais.
Cheick Omar Ouedraogo
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