Le Mali passe à la vitesse supérieure dans sa lutte contre la chicha. Les autorités ont renforcé leur dispositif en interdisant désormais sur toute l’étendue du territoire l’importation, la production, la vente, la détention, la publicité et l’usage de la chicha ainsi que de tous les produits qui y sont associés.
Le nouvel arrêté ne se limite pas au tabac à chicha. Il vise également le narguilé, le tabamel, les arômes destinés à la chicha et les équipements similaires, afin d’empêcher tout contournement de la réglementation.
Ce durcissement marque une nouvelle étape après une première interdiction adoptée en 2022. Les autorités estiment que les anciennes dispositions n’ont pas suffi à enrayer la circulation et la consommation de ces produits, particulièrement chez les jeunes.
Les sanctions prévues sont particulièrement lourdes. Toute personne impliquée dans l’importation, la production, la commercialisation ou la détention des produits interdits s’expose à des peines de prison pouvant aller d’un à trois ans et à des amendes comprises entre 5 et 15 millions de FCFA. Les établissements concernés risquent également la fermeture.
Cosigné par plusieurs ministères, notamment ceux de la Sécurité, de la Justice, de la Santé, du Commerce, des Finances ainsi que de la Jeunesse, le texte confie aux forces de sécurité la responsabilité de faire respecter cette mesure sur l’ensemble du territoire.
À travers ce renforcement de la réglementation, les autorités maliennes affichent leur volonté de protéger la santé publique et de freiner la consommation de la chicha, dont les effets sur la santé sont régulièrement mis en avant par les professionnels de santé.
Yolande Bazié
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