Houet : un jeune couturier poursuivi pour avoir frappé une mineure avec un fil électrique
Bobo-Dioulasso, 8 juil. 2026 (AIB) – Le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso a examiné le mardi 7 juillet 2026 une affaire de coups et blessures volontaires mettant en cause S.Y, un couturier âgé de 22 ans. Il est poursuivi par le ministère public pour avoir volontairement porté des coups à une fille mineure, S.S., lui occasionnant des blessures.
Selon les faits exposés à l’audience, les événements datent du 31 mai 2026. Le procureur reproche au prévenu d’avoir frappé la jeune fille à l’aide d’un fil électrique, après une altercation. À la suite de cet incident, une bagarre aurait éclaté entre S.Y. et les parents de la victime. L’altercation se serait poursuivie par des échanges d’injures, le prévenu ayant également proféré des menaces à l’encontre des parents de la fillette.
À la barre, S.Y. a reconnu les faits. Il a expliqué être locataire d’un magasin de couture situé devant une cour commune où se trouvent les toilettes utilisées par les occupants.
« J’ai loué un magasin devant une cour pour faire la couture. Les toilettes se trouvent dans la cour. Un jour, je suis rentré et S.S. avait bloqué la porte des toilettes. Je n’ai rien dit. Une autre fois, elle a recommencé. Je l’ai menacée, elle m’a insulté et je l’ai frappée avec un fil électrique », a-t-il déclaré devant le tribunal.
Le prévenu a également affirmé que ce différend s’inscrivait dans un contexte de tensions persistantes avec certains habitants de la cour. Selon ses dires, la mineure et d’autres habitants de la cour avaient auparavant sectionné les fils de son compteur électrique. Interrogé sur son geste, S.Y. a reconnu avoir agi sous l’effet de la colère. « J’étais énervé quand elle m’a provoqué », a-t-il expliqué.
Constitué partie civile, le père de la victime a indiqué que les soins administrés à sa fille lui avaient coûté 52 000 F CFA. Il a demandé au tribunal de condamner le prévenu au remboursement de cette somme au titre des frais médicaux.
Dans ses réquisitions, le procureur du Faso a dénoncé le comportement du prévenu, estimant que rien ne pouvait justifier des violences exercées sur une mineure. Il a requis une peine de 12 mois d’emprisonnement ainsi qu’une amende de 600 000 F CFA, le tout ferme. Après les débats, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour le 21 juillet 2026.
Agence d’information du Burkina
BD/wis
