Koulpélogo : Le CPGE mobilise les acteurs pour barrer la route aux épidémies
Ouargaye, 8 juil. 2026 (AIB) – Le haut-commissaire de la province du Koulpélogo, Saïdou Ouédraogo, a présidé, le mardi 7 juillet 2026 à Ouargaye, la deuxième session ordinaire de l’année du Comité provincial de gestion des épidémies (CPGE). Cette rencontre a réuni les acteurs de la santé et leurs partenaires autour de la situation épidémiologique de la province et des stratégies à mettre en œuvre pour renforcer la prévention et la riposte contre les maladies à potentiel épidémique.
Le haut-commissaire, Saïdou Ouédraogo a salué la mobilisation des membres du comité et leur engagement dans la protection sanitaire des populations. Il a rappelé que le CPGE constitue un cadre permanent de concertation permettant aux différents acteurs d’analyser les risques sanitaires, d’anticiper les menaces et de coordonner efficacement les interventions.
Le Haut-Commissaire a invité l’ensemble des acteurs à maintenir une vigilance accrue et à renforcer la collaboration entre les services techniques, les collectivités territoriales, les forces de défense et de sécurité, les leaders communautaires et les partenaires.
Au cours de la session, le Médecin-chef du district sanitaire de Ouargaye, Dr Morou Nikiema, accompagné de son équipe, a animé plusieurs communications. La première a porté sur la situation épidémiologique du premier semestre 2026.
Dr Morou Nikiema a indiqué que des cas de rougeole sont actuellement notifiés dans la commune de Cinkansé. Pour contenir la propagation de la maladie, une campagne de vaccination réactive contre la rougeole-rubéole est prévue du 8 au 14 juillet 2026 afin d’interrompre la chaîne de transmission.
Le responsable sanitaire a toutefois rassuré les participants qu’en dehors de cette situation, aucune autre menace majeure de santé publique n’a été enregistrée ces dernières semaines dans le district sanitaire.
Il a également salué l’engagement des acteurs dans la surveillance épidémiologique, qui a permis de signaler à temps trois événements inhabituels de santé publique depuis le début de l’année. Ces alertes ont fait l’objet d’investigations rapides et de mesures de riposte appropriées grâce à l’approche multisectorielle.
La deuxième communication a été consacrée à la maladie à virus Ebola. Le communicateur a présenté la situation épidémiologique dans certains pays comme la République démocratique du Congo et attiré l’attention des participants sur le risque d’importation de cette maladie dans certains pays, du fait des déplacements fréquents des peuples, notamment des jeunes.
Il a fait référence au Koulpélogo qui est une province frontalière et a invité les communautés à signaler sans délai tout cas suspect ou tout événement inhabituel de santé publique aux services compétents afin de permettre une intervention rapide.
Les échanges ont également porté sur le paludisme, la dengue, les mesures d’hygiène et d’assainissement ainsi que les mécanismes de renforcement de la surveillance communautaire.
À l’issue des travaux, les participants ont recommandé une implication plus forte des communautés dans le signalement précoce des événements inhabituels de santé publique.
Agence d’information du Burkina
BP/yos
