Soum/ CCP : Les acteurs provinciaux appellent à renforcer la cohésion sociale et le vivre-ensemble
Djibo, 4 juillet 2026 (AIB)-Réunis samedi à Djibo dans le cadre de la deuxième session du Cadre de concertation provincial (CCP), les acteurs de la province du Soum ont dressé un état des lieux de la cohésion sociale, identifié les principaux défis qui fragilisent le vivre-ensemble et formulé des recommandations en faveur de la paix, de la tolérance et du développement harmonieux de la province.
Placée sous le thème « La cohésion sociale et le vivre-ensemble dans la province du Soum : état des lieux, défis et perspectives », la rencontre, présidée par le Camarade Haut-Commissaire de la province du Soum, Wend Nere Wilfried Tougma, a réuni les directeurs provinciaux, les chefs de service, les responsables des Forces de défense et de sécurité, les autorités communales, les autorités coutumières et religieuses, ainsi que les représentants des jeunes, des femmes et des personnes âgées.
Les travaux ont été marqués par une présentation de l’ONG CARE, partenaire ayant accompagné l’organisation de cette session, suivie d’une communication du directeur provincial en charge de la Famille, Benjamin Hien, sur les enjeux de la cohésion sociale dans le contexte actuel de la province.
À l’ouverture des échanges, le Haut-Commissaire a invité l’ensemble des participants à s’exprimer librement sur les facteurs qui fragilisent le tissu social, afin de dégager des solutions consensuelles susceptibles de renforcer le vivre-ensemble.
Les différentes interventions des représentants des communautés coutumières et religieuses, des jeunes, des femmes et des personnes âgées ont permis de dresser un diagnostic partagé de la situation.
Les participants ont reconnu que la crise sécuritaire et humanitaire traversée par la province a profondément affecté les relations sociales, la solidarité et la confiance entre les populations.
Les débats ont également mis en évidence plusieurs défis, notamment l’intolérance, la stigmatisation, les discriminations fondées sur des considérations religieuses, ethniques ou familiales, ainsi que la pauvreté, les préjugés et la faible mobilité des populations.
Les participants ont également relevé des difficultés liées au leadership, particulièrement au sein de la jeunesse, où les rivalités et les ambitions individuelles sont parfois sources de divisions.
Ils ont, en outre, déploré la persistance de comportements individualistes et de pratiques portant atteinte au respect mutuel et à la dignité d’autrui.
Pour faire face à ces défis, les acteurs ont préconisé le renforcement des actions de sensibilisation sur le pardon, la tolérance, le civisme et le patriotisme dans l’ensemble des secteurs de la province.
Ils ont également recommandé une plus forte implication des autorités coutumières et religieuses dans la prévention et la gestion des conflits, ainsi que la promotion d’activités d’intérêt communautaire destinées à renforcer les liens de solidarité entre les populations.
Au terme des échanges, les participants ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour une province unie, où le dialogue, la tolérance et la cohésion sociale constituent les fondements d’une paix durable et d’un développement inclusif.
Agence d’information du Burkina
AG/ata
