Kadiogo : La SOGOB plaide auprès des députés pour renforcer la lutte contre l’hémorragie du post-partum
Ouagadougou, 1er juillet 2026 (AIB)-La Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) a organisé, mercredi à Ouagadougou, un atelier de plaidoyer à l’intention des députés de l’Assemblée législative du Peuple (ALP), en vue de renforcer leur engagement dans la lutte contre l’hémorragie du post-partum (HPP), principale cause de mortalité maternelle dans le pays. Cette rencontre vise à améliorer le niveau d’information des parlementaires sur la problématique de l’hémorragie du post-partum et à susciter un engagement politique accru en faveur de la santé maternelle.
Les échanges ont également porté sur les stratégies de prévention, de prise en charge et sur le rôle des élus dans l’élaboration et le contrôle des politiques publiques de santé.
Le président de la SOGOB, le Pr Charlemagne Ouédraogo, a salué la disponibilité des députés à accompagner les actions de réduction de la mortalité maternelle.
« Notre pays a réalisé d’importants progrès dans l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant. Nous avons pris l’engagement qu’à l’horizon 2030, le taux de mortalité maternelle soit ramené en dessous de 70 décès pour 100 000 naissances vivantes », a-t-il déclaré.
Selon lui, les hémorragies du post-partum représentent près de 30 % des décès maternels au Burkina Faso. Il a plaidé pour l’adoption de solutions innovantes, notamment la carbétocine thermostable, un médicament résistant à la chaleur qui permet de prévenir efficacement les hémorragies après l’accouchement, particulièrement dans les zones où la chaîne de froid est difficile à garantir.
Au cours de l’atelier, les participants ont également examiné les données nationales actualisées sur l’hémorragie du post-partum, ses conséquences sanitaires, sociales et économiques, ainsi que les mécanismes pouvant favoriser un meilleur financement des interventions en faveur de la santé maternelle.
La coordonnatrice du Réseau parlementaire burkinabè en santé, population et développement, la députée Esther Bamouni, a réaffirmé l’engagement des parlementaires à soutenir les initiatives visant à protéger la vie des mères.
« Aucune femme ne doit perdre la vie en donnant la vie. En tant que parlementaires, les actions de la SOGOB nous interpellent. À l’issue de cet atelier, nous examinerons les voies et moyens permettant aux députés d’accompagner cette noble initiative », a-t-elle affirmé.
Selon les organisateurs, l’hémorragie du post-partum demeure l’une des principales causes de mortalité maternelle au Burkina Faso, représentant environ 30 % des décès maternels. Ils estiment qu’un engagement politique fort, associé à une meilleure disponibilité des traitements innovants, contribuera à accélérer l’atteinte des objectifs de réduction de la mortalité maternelle fixés pour 2030.
Agence d’Information du Burkina
HEY/ata
