Le ministère de la Santé et ses partenaires, notamment Enabel, tiennent ce 3 juillet 2026 à Ouagadougou la première session du Comité de la Qualité et de la Sécurité des Données Sanitaires (CQSDS). Elle est couplée à un atelier de dissémination du Plan Stratégique du Système National d’Information Sanitaire (PS-SNIS) 2026-2030.
Le PS-SNIS 2026-2030 repose sur quatre axes structurants à savoir la qualité des données sanitaires, leur sécurité, l’interopérabilité des normes et des standards qui gouvernent le système d’information sanitaire. Il implique enfin l’utilisation effective des données pour la prise de décision.
L’objectif visé à long terme avec cet atelier d’appropriation du contenu de ce plan est parvenir à une amélioration durable de la qualité des données sanitaires, une prise de décision fondée sur les données, une digitalisation harmonisée et interopérable, ainsi qu’une gouvernance institutionnelle renforcée.
Chargé de diriger cette rencontre, Sori Toalé-Sibry, Directeur des statistiques sectorielles et de l’évaluation au ministère de la Santé, a présenté la vision qui sous-tend le plan. « Le nouveau plan 2026-2030 vise à rendre le système d’information sanitaire performant et intégrateur. Ce qui est visé pour les cinq années à venir, c’est de capter l’information numérique individuelle pour la prise de décision », a-t-il expliqué.
Un cadre de référence commun pour le secteur
Présidant l’ouverture de la cette rencontre, le Dr Joël Arthur Kiendrebeogo, Secrétaire général du ministère de la Santé, a insisté sur l’enjeu central que représente la disponibilité de données fiables. Il a rappelé que le contexte est marqué par des ressources limitées et des défis sanitaires croissants.
Pour lui, le Système National d’Information Sanitaire (SNIS) constitue le socle sur lequel repose l’analyse de la situation sanitaire, le suivi des performances et l’évaluation des actions mises en œuvre au bénéfice des populations.
De ce qui précède, le Secrétaire général a présenté le PS-SNIS 2026-2030 comme le cadre de référence commun pour les cinq prochaines années, aligné sur les orientations nationales de développement sanitaire.
Il a invité chaque institution et chaque partenaire à inscrire ses interventions dans une dynamique de coordination et d’alignement sur les orientations nationales. « Nous devons parvenir à une meilleure appropriation du plan stratégique, à une compréhension commune des enjeux liés à la qualité et à la sécurité des données, ainsi qu’à des engagements concrets », a-t-il déclaré.
La session devra également permettre de revoir la composition et les attributions de l’arrêté portant création du CQSDS, afin de renforcer son ancrage institutionnel dans la mise en œuvre et le suivi du PS-SNIS 2026-2030.
Les partenaires saluent les acquis et appellent à aller plus loin
Au nom des partenaires techniques et financiers, Célestin Compaoré, chargé de projet à Enabel, a salué le travail accompli par le ministère de la Santé, tout en soulignant les chantiers qui restent ouverts.
Il a rappelé que les partenaires se sont associés à l’élaboration du plan et s’engagent à accompagner sa mise en œuvre, en mobilisant d’autres acteurs, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour soutenir les processus de documentation et la production d’évidences. « Sans des données de qualité, il serait difficile de prendre des décisions adaptées au contexte et qui répondent aux besoins du moment », a-t-il fait valoir.
Le PS-SNIS 2026-2030 se positionne ainsi comme un instrument de souveraineté sanitaire, dont la mise en œuvre effective dépendra de la coordination entre le ministère, ses partenaires et l’ensemble des structures du système de santé sur l’ensemble du territoire national.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7
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