L’agence Racine Groupe a organisé ce 3 juillet 2026 la 3e édition de la Conférence internationale sur le développement (CID). Cette conférence de 24 heures se tient sous le thème : « Vers l’indépendance énergétique de l’Afrique : opportunités des technologies nucléaires civiles, solaires et de stockage ».
En vue de contribuer à ouvrir des pistes autour de la souveraineté énergétique du Burkina Faso, cet événement se veut être un moment d’échanges et de partage entre les différents acteurs.

Selon Cheick Omar Yeye, directeur de l’agence Racine Groupe, les deux précédentes éditions se sont déroulées sur le changement de mentalités et, cette fois, l’accent est mis sur l’énergie nucléaire. Ainsi, les universitaires et les spécialistes ont été conviés à s’entretenir, échanger et mener la réflexion autour de cette thématique qu’est le nucléaire.
« À côté du nucléaire, il y a le solaire. Nous ne sommes pas étrangers au solaire, nous avons le soleil en abondance et je pense que le ministère a déjà effectué un travail pour promouvoir cette source d’énergie. Aujourd’hui, au-delà du Burkina, la plupart des pays africains travaillent à développer le nucléaire », a-t-il déclaré.

Le thème de cette conférence est : « Vers l’indépendance énergétique de l’Afrique : opportunités des technologies nucléaires civiles, solaires et de stockage ». À travers ce thème, les différents acteurs vont réfléchir aux voies et moyens qui permettront au Burkina de relever les défis énergétiques.
Mohamadi Bila, Conseiller technique du ministre des Mines et des Carrières, a laissé entendre que l’Afrique, et le Burkina Faso particulièrement, rencontrent des difficultés dans leur gestion de l’électricité. Dans le but de faire face aux difficultés à assurer la production, des actions sont prises, notamment l’option des opportunités du nucléaire.
« Le soleil est une opportunité du fait que, naturellement, nous l’avons, donc nous allons vers le solaire. Aujourd’hui, nous allons au-delà du solaire, nous parlons du stockage, du fait que, globalement, les technologies sur le solaire avancent (…). Nous avons également fait le choix, comme tous les pays éclairés, d’aller vers le nucléaire qui donne des opportunités de produire à moindre coût », a-t-il dit.

Cette Conférence Internationale sur le Développement (CID) est parrainée par Emmanuel Kaboré. Il qualifie la question énergétique de question importante.
« Toutes les difficultés de développement et d’industrialisation sont liées au déficit énergétique en Afrique. Donc, si nous réglons le problème énergétique, ça veut dire que nous aurons de la production en quantité, de manière durable et fiable. C’est un grand pas pour le développement industriel et économique de nos pays », a-t-il affirmé.

Au cours de cette conférence, spécialistes, étudiants et chercheurs vont échanger et partager leurs connaissances sur l’énergie nucléaire. Le thème sera développé par le Pr Oumarou Savadogo, directeur fondateur du Laboratoire des nouveaux matériaux pour l’énergie et l’électrochimie à Polytechnique Montréal.
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