La Commune de Ouagadougou a officiellement lancé l’opération de délimitation et de sécurisation foncière de la Ceinture verte. Cette initiative lancée ce 2 juillet 2026 vise à protéger durablement cet espace face à la pression foncière et à l’urbanisation galopante.
La Commune de Ouagadougou franchit une nouvelle étape dans sa politique de développement durable. Elle a procédé au lancement officiel des travaux de délimitation et de sécurisation de la Ceinture verte, un patrimoine écologique essentiel pour l’avenir de la capitale burkinabè.
Le Président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté, a rappelé que la capitale fait face à des défis urbains de plus en plus complexes, marqués notamment par la croissance démographique, l’expansion du tissu urbain, les effets des changements climatiques et les besoins grandissants en infrastructures.
« Notre ambition est claire, construire une ville résiliente, inclusive, attractive et respectueuse de son environnement. Cette vision ne peut se concrétiser sans la préservation des espaces naturels qui assurent l’équilibre écologique de notre territoire », a-t-il déclaré.
Selon lui, la protection de la Ceinture verte représente un choix stratégique qui s’inscrit dans la vision de développement durable de la Communauté des Communes du Grand Ouaga. Il a souligné que cet espace ne constitue pas seulement une zone boisée, mais un patrimoine environnemental, foncier et paysager aux multiples fonctions.
Toutefois, Maurice Konaté a reconnu que cet espace stratégique a subi, au fil des années, une forte pression due à l’urbanisation accélérée, aux occupations irrégulières, à la spéculation foncière et aux changements d’affectation des terres. Une situation aggravée par l’absence de limites physiques officiellement reconnues.

Pour remédier à cette situation, la commune a engagé un vaste processus de sécurisation foncière. « La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui marque le passage d’une phase d’études à une phase concrète d’intervention sur le terrain », a indiqué le Président de la délégation spéciale, précisant que cette opération ouvrira la voie à l’inscription future de la Ceinture verte dans le livret foncier national.
Le Directeur général des Eaux et Forêts, le Colonel Barnabé Kaboré, a, pour sa part, retracé l’historique de cette infrastructure verte, née dans les années 1970. Initialement prévue sur près de 2 100 hectares, la Ceinture verte avait pour mission de protéger Ouagadougou contre les vents de sable, de limiter l’expansion urbaine, de préserver les ressources naturelles et de soutenir les activités agroforestières.
Il a cependant regretté que l’arrêt des financements et l’absence d’un cadre juridique spécifique aient favorisé la disparition progressive d’une grande partie de cet espace au profit d’occupations diverses. Pour le Directeur général des Eaux et Forêts, la pose des bornes constitue désormais une réponse concrète à cette problématique.
« Elle permettra de matérialiser de manière claire et définitive les limites de la Ceinture verte, de sécuriser son emprise foncière, de prévenir les occupations illicites et de disposer d’un référentiel fiable pour l’élaboration du futur Plan d’aménagement et de gestion », a-t-il expliqué.
À travers cette opération, les autorités entendent ainsi poser les bases d’une gouvernance foncière renforcée et d’une planification urbaine plus durable, tout en faisant de la préservation de la Ceinture verte un levier majeur de résilience climatique pour la capitale burkinabè.
Faso7
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