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Ramongo : l’illustre magistrat Dramane Yameogo conduit à sa dernière demeure dans son village natal
Ramongo, 30 juin 2026 (AIB) – L’ancien ministre de la Justice, Garde des Sceaux et magistrat de grade exceptionnel, Dramane Yameogo, décédé le 27 juin dernier à Ouagadougou à l’âge de 68 ans, a été inhumé le mardi 30 juin dans son village natal de Ramongo, à l’issue d’un office religieux, en présence de sa famille, de ses proches, d’autorités administratives et judiciaires, d’anciens collaborateurs ainsi que d’une foule nombreuse venue lui rendre un ultime hommage.
Le recueillement et l’émotion ont marqué cette cérémonie d’adieu à celui qui aura consacré 38 années de sa vie au service de la justice et de l’État burkinabè. Épouse, enfants, parents, amis et connaissances ont accompagné le défunt dans sa dernière demeure, témoignant leur reconnaissance à un homme dont la carrière et les qualités humaines ont profondément marqué son époque.
L’inhumation a été ponctuée par plusieurs hommages. Au nom de l’Union des magistrats à la retraite, l’ancien président du Conseil d’État du Burkina Faso, Souleymane Coulibaly a salué la mémoire d’un magistrat d’une intégrité exemplaire, dont la loyauté, la rigueur, le sens de l’équité et le dévouement au service public resteront une référence pour la magistrature burkinabè.
Le représentant du Syndicat autonome des magistrats burkinabè (SAMAB) a également rendu un hommage appuyé à l’illustre disparu, rappelant l’empreinte durable qu’il laisse dans le monde judiciaire.
Après ses études au lycée Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso, puis à l’Université de Ouagadougou, avant de poursuivre sa formation à Nice et à Paris, Dramane Yameogo a occupé plusieurs hautes fonctions de l’État. Il a été Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou, ambassadeur du Burkina Faso auprès de la République fédérale du Nigeria de 2003 à 2012, puis ministre de la Justice, Garde des Sceaux de 2012 à 2014.
Magistrat de grade exceptionnel, il a terminé sa carrière comme commissaire du gouvernement près la Cour de cassation de Ouagadougou avant d’être admis à la retraite en 2023.
Le défunt laisse derrière lui une épouse, trois enfants et une nation reconnaissante envers un homme qui aura consacré sa vie à la défense du droit, à la consolidation de la justice et au service de l’État.
À Ramongo comme à travers le Burkina Faso, son souvenir demeurera celui d’un grand serviteur de la République, dont l’héritage continuera d’inspirer les générations présentes et futures.
Agence d’information du Burkina
LO/PB/AS/ATA
