Hier encore, elle incarnait le confort, la modernité et la maîtrise du progrès. Aujourd’hui, la climatisation devient un luxe que même l’Europe peine à garantir à tous.
Face aux fortes chaleurs, certaines institutions en viennent même à organiser des périodes de coupure pour limiter la consommation énergétique.
À Bruxelles, le siège de la Commission européenne a été contraint de réduire l’usage de la climatisation, avec la coupure des systèmes de refroidissement dans les étages 1 à 7 à partir de l’après-midi et pour le reste de la journée.
Cependant, les bureaux situés au 13e étage, où se trouve notamment celui de la présidente, n’ont pas été concernés par cette coupure, de même que la plupart des bureaux des commissaires, situés à partir du 8e étage.
Une décision qui n’a pas manqué de provoquer des réactions parmi les employés concernés. La différence de traitement entre les étages alimente la polémique et ravive le débat sur les inégalités, un paradoxe pour un continent qui fait de l’équité et de la justice sociale des valeurs qu’il défend et promeut à travers le monde.
« C’est comme un système féodal », a déclaré un responsable à Politico, dénonçant le fait que les étages supérieurs, occupés par les commissaires européens, aient conservé la climatisation. Un autre employé a qualifié la situation de « honte ».
Ce nouvel épisode illustre les nouveaux défis d’un continent confronté aux conséquences du dérèglement climatique.
Cheick Omar Ouedraogo
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