Burkina / Microfinance : Le Trésor public prône une gouvernance renforcée face aux défis du secteur
Ouagadougou, 29 juin 2026 (AIB) – La directrice générale adjointe du Trésor et de la comptabilité publique, Kadiatou Oulla/Paré, a exhorté, lundi à Ouagadougou, les acteurs de la microfinance à renforcer la gouvernance du secteur, qui compte désormais 120 institutions agréées, plus de 2,15 millions de membres et plus de 606 milliards de FCFA d’épargne mobilisée.
La deuxième édition du Cadre national de concertation des acteurs de la microfinance (CNCAM) s’est ouverte lundi à Ouagadougou entre l’État et les acteurs de la microfinance afin d’identifier les difficultés du secteur et de convenir de solutions concertées.
Selon les statistiques arrêtées au 31 mars 2026, elle a indiqué que le Burkina Faso compte 120 institutions de microfinance agréées regroupant 2 156 354 membres. Le secteur a mobilisé une épargne de 606,447 milliards de FCFA tandis que l’encours des crédits s’établit à 450,224 milliards de FCFA.
Pour la directrice générale adjointe, ces performances témoignent de la place croissante de la microfinance dans l’inclusion financière, notamment au profit des couches sociales défavorisées et vulnérables, ainsi que de sa contribution au financement de l’économie nationale.
Malgré cette progression, « le secteur demeure confronté à plusieurs défis, notamment des insuffisances en matière de gouvernance, le manque de ressources humaines qualifiées, la dégradation de la qualité du portefeuille de crédits, les faiblesses des mécanismes de contrôle interne, de surveillance et des systèmes d’information de gestion. Ces difficultés expliquent la récurrence d’institutions de microfinance en difficulté », a soutenu Kadiatou Oulla/Paré.
La tenue de cette deuxième édition du CNCAM intervient dans un contexte marqué par l’application de la loi n°001-2025/ALT du 13 février 2025 portant réglementation de la microfinance au Burkina Faso, rendant ce cadre de concertation « opportun et indispensable », a-t-elle souligné
Les participants examineront notamment l’état de mise en œuvre des recommandations issues de la première édition, la situation actuelle du secteur de la microfinance ainsi que le nouveau canevas des états de reporting.
Invitant les participants à des échanges francs, l’autorité de tutelle les a exhortés à identifier les contraintes susceptibles de freiner le développement du secteur et à formuler des recommandations concrètes pour assurer son rayonnement et sa pérennité.
Convaincue que les travaux déboucheront sur des propositions pertinentes, elle a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire de la microfinance un levier majeur de développement économique et social au profit des populations n’ayant généralement pas accès aux services bancaires.
Agence d’information du Burkina
NAK/yos
