Tenkodogo : accusés d’avoir passé à tabac un présumé indicateur de la douane, trois jeunes s’expliquent devant le tribunal 

Pub 📢

Tenkodogo : accusés d’avoir passé à tabac un présumé indicateur de la douane, trois jeunes s’expliquent devant le tribunal 

 

Tenkodogo, 26 juin 2026 (AIB)-Trois jeunes poursuivis pour avoir violemment agressé un homme qu’ils soupçonnaient d’avoir renseigné les services des douanes sur leurs activités ont comparu devant le Tribunal de grande instance de Tenkodogo. 

Pub 📢

Malgré la demande de clémence formulée par la victime, le parquet a requis contre chacun deux mois de travaux d’intérêt général et une amende d’un million de francs CFA. Le verdict est attendu le 2 juillet 2026.

Le silence était presque pesant dans la salle d’audience du Tribunal de grande instance de Tenkodogo lorsque les trois prévenus ont comparu, jeudi 25 juin, devant les juges.

À la barre, les circonstances des faits ont été retracées avec précision. L’affaire remonte au 13 mai 2026.

Ce jour-là, trois jeunes transportaient des marchandises de la zone de Bagré vers Tenkodogo à bord de deux tricycles.

Selon les éléments présentés à l’audience, leurs marchandises avaient déjà été interceptées à plusieurs reprises par les services des douanes.

Au cours de leur trajet, ils croisent à plusieurs reprises un homme qu’ils connaissent bien puisqu’il habite le même quartier. Peu après, les douaniers procèdent à une nouvelle saisie de leurs marchandises.

 

Pour les trois jeunes, le lien est vite établi : ils sont convaincus que cet homme a communiqué leur position aux agents des douanes.

 

Aidés de leur aîné, présenté comme leur patron, ils le retrouvent et le rouent de coups, le blessant.

 

La victime dépose plainte au commissariat central de police de Tenkodogo. Une enquête est alors ouverte, conduisant à l’interpellation des trois mis en cause, à leur défèrement devant le parquet puis à leur placement sous mandat de dépôt avant leur comparution.

 

Au cours des réquisitions, le ministère public a insisté sur la portée de cette affaire, estimant qu’elle dépasse le simple cadre des violences volontaires.

 

Le procureur a rappelé qu’« il est déjà grave de frapper une personne, mais il est encore plus grave de la frapper parce qu’elle aurait transmis des informations à une administration publique ».

 

Selon lui, même si la victime avait effectivement informé les services des douanes, elle n’aurait commis aucune faute. Bien au contraire.

 

Le représentant du parquet a souligné que toute personne ayant connaissance d’une infraction a le devoir de la signaler aux autorités compétentes et que, dans certaines situations prévues par la loi, le défaut de dénonciation peut engager la responsabilité de celui qui garde le silence.

 

Malgré les violences subies, la victime a demandé la clémence envers les prévenus, évoquant les liens familiaux qui les unissent. Elle s’est limitée à réclamer le remboursement de ses frais médicaux.

 

Les trois prévenus ont, pour leur part, reconnu les faits, exprimé leurs regrets et présenté leurs excuses à la victime ainsi qu’aux autorités judiciaires.

 

Au terme de ses réquisitions, le ministère public a demandé que chacun des trois prévenus soit condamné à deux mois de travaux d’intérêt général, peine qu’il a présentée comme équivalant à six mois d’emprisonnement ferme, ainsi qu’au paiement d’une amende d’un million de francs CFA au profit du Trésor public.

 

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré. Le verdict sera rendu le 2 juillet 2026.

 

Au-delà du sort réservé aux prévenus, cette décision est attendue comme un rappel du rôle de la justice face aux actes de représailles dirigés contre les personnes qui collaborent avec les autorités publiques.

Agence d’information du Burkina

SM/ata

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

Pub 📢

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *