Sissil/Transhumance : Les acteurs du pastoralisme s’arment pour une transhumance apaisée et numérisée

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Sissil/Transhumance : Les acteurs du pastoralisme s’arment pour une transhumance apaisée et numérisée

Léo, 25 juin 2026 (AIB) – Le Secrétaire Général de la province de la Sissili, Baowinsida Bingo, représentant le Haut-commissaire Téwendé Isaac Sia, a présidé, ce jeudi 25 juin 2026, à Léo, la première session ordinaire du comité provincial de la transhumance (COPT). Cette rencontre vise à valider le plan d’actions 2026-2028 et à désamorcer les conflits ruraux dans une province devenue une zone de repli pour le cheptel.

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L’ordre du jour a porté sur la validation du plan d’actions triennal, la gestion des espaces pastoraux et la mise en place d’un dispositif de collecte de données. Pour structurer les interventions, le comité a validé une feuille de route. « Cette session a permis d’échanger autour de notre plan d’action et de le valider. Nous avons retenu un certain nombre d’activités que nous allons mener sur une période de trois ans, de 2026 à 2028, afin de désamorcer les difficultés auxquelles le secteur de la transhumance est confronté » selon Baowinsida Bingo.

Face aux obstructions récurrentes des voies de passage du bétail, le Secrétaire Général a insisté sur la nécessité de « sensibiliser intensément les communautés afin qu’elles comprennent l’intérêt et l’enjeu de ces aménagements » et de les amener à « prendre les dispositions nécessaires pour libérer les pistes de transhumance ». Il a chaleureusement salué le consortium Pro-Arides pour son soutien à cette session au démarrage de sa phase 2 qui prend en compte la province de la Sissili.

Le secrétaire exécutif de l’observatoire national du foncier, Issoufou Ganou, a mis en exergue le contexte géopolitique et sécuritaire particulier de la Sissili, frontalière avec le Ghana. « Plusieurs zones qui étaient jadis de grands espaces d’élevage sont aujourd’hui en proie à l’insécurité. On assiste donc à un repli du cheptel vers notre province, à la recherche de bons pâturages. Plus le nombre d’acteurs qui transitent ou s’installent dans la localité augmente, plus le risque de conflits s’accroît. Il vaut donc mieux outiller le comité dès maintenant » a déclaré Issoufou Ganou.

Camarade Ganou a précisé que le programme Pro-Arides, financé sur 10 ans par la coopération néerlandaise, s’articule autour de quatre trajectoires à savoir la sécurité alimentaire, le pastoralisme, la sécurisation foncière pour prévenir les conflits et la recherche-action avec l’INERA.

Les communications techniques ont dressé un bilan alarmant dont l’extension agricole, l’orpaillage et le manque de matérialisation des terres réduisent les pâturages, provoquant des migrations forcées. Sur le plan numérique, la collecte de données via les agents de l’élevage est freinée par la fin du projet Dinadanë.

Cette démarche inclusive a été saluée par les bénéficiaires sur le terrain, à l’image du Chef peulh, Moré. « Je suis très content qu’on ait abordé la question de la sensibilisation entre éleveurs et agriculteurs. Si on continue à sensibiliser, beaucoup de choses vont s’améliorer et nous allons aboutir à des solutions ».

Le plan d’actions 2026-2028 adopté intègre l’acquisition de matériel informatique, la formation des acteurs locaux, la réouverture des pistes à bétail et l’organisation de concertations transfrontalières avec le Ghana.

Agence d’information du Burkina

BAN/ata

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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