Ce qui n’était au départ qu’un mouvement de revendication sociale s’est finalement soldé par des privations de liberté. Plus de deux semaines après les événements qui ont secoué les Affaires maritimes, le Tribunal de Première Instance d’Abidjan-Plateau a tranché.
Mardi 23 juin 2026, la juridiction a condamné 31 des 34 agents poursuivis à douze mois d’emprisonnement ferme. Ils ont été reconnus coupables de troubles à l’ordre public, d’attroupement et de voies de fait.
En revanche, trois agents ont été relaxés, les éléments de preuve produits contre eux n’ayant pas permis d’établir leur culpabilité.
À l’origine de cette crise figure notamment la question du logement des agents des Affaires maritimes. Le mouvement de grève lancé par le SYNABEPAM s’inscrivait dans une plateforme revendicative réclamant, entre autres, la mise en œuvre d’engagements relatifs à l’amélioration des conditions de logement du personnel.
Les grévistes estimaient qu’une promesse faite par le président Alassane Ouattara en faveur des agents des Affaires maritimes n’avait toujours pas connu de concrétisation, alimentant un climat de frustration au sein du corps.
Si la décision marque une victoire judiciaire pour le parquet, elle est loin de refermer le débat sur la gestion de cette crise sociale. Les avocats de la défense disposent de vingt jours pour saisir la Cour d’appel.
Cheick Omar Ouedraogo
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