
Le Réseau des enseignants-chercheurs et chercheurs en informatique et télécommunications du Faso (RECIF), en partenariat avec les universités du Burkina Faso, l’École polytechnique de Ouagadougou, le ministère en charge de l’enseignement supérieur ainsi que le ministère en charge de la transition digitale, organise la conférence internationale AFRICATEK 2026. L’événement en est à sa 9ᵉ édition. Il va se dérouler du 25 au 27 juin 2026, à Ouagadougou sous le thème « 9th EAI International conference on emerging technologies for developing countries ». Cette édition est accompagnée par Faso Code-X et Cybastion.
Cet événement constituera un espace privilégié d’échanges entre enseignants-chercheurs, experts, ingénieurs, entreprises et étudiants en informatique, venus de divers pays. Les discussions porteront sur les grands enjeux de la recherche en informatique et sur les innovations technologiques au service de l’économie numérique et du développement durable. AFRICATEK 2026 mettra en lumière des solutions et méthodes innovantes issues de travaux de recherche menés à l’échelle internationale, avec un impact transversal sur l’ensemble des secteurs d’activité.
AFRICATEK 2026 a pour objectif global de constituer un cadre d’échanges et de réflexion entre les acteurs du numérique : enseignants-chercheurs, chercheurs, doctorants, étudiants et structures de l’écosystème. La conférence portera sur les thématiques émergentes et les solutions innovantes pour le développement d’une véritable économie numérique. Les participants présenteront également des travaux et solutions pour accroître la visibilité de leurs recherches.

Durant les trois jours de travaux, plusieurs thématiques majeures seront abordées. Il s’agit notamment de la science des données et du Big Data, de l’analyse et de la fouille de données, de l’intelligence artificielle et du machine learning, de la cybersécurité et de la protection des données, des réseaux et télécommunications, du Cloud Computing ainsi que des bases de données et du calcul distribué.
Selon le Dr Mamadou Diarra, président du comité d’organisation, la conférence, AFRICATEK s’organise dans un pays en fonction de l’impact que ce pays a sur la recherche en informatique et la technologie du numérique. « Des chercheurs de plusieurs pays africains présenteront leurs articles de recherche. Nous leur poserons des questions pour mieux comprendre leurs travaux de recherche et voir dans quelle mesure ces travaux pourront contribuer à l’émergence technologique de l’Afrique », a indiqué Dr Diarra.

Un panel sera animé par le directeur général de Faso Code-X, Yacouba So, et l’équipe de Cybastion. « Nous serons présents durant ces trois jours de conférence pour accompagner les différents acteurs mais aussi apporter notre touche. L’un apporte la technologie et l’autre apporte le capital humain à la formation. Nous formons dans les métiers stratégiques du numérique, notamment dans l’intelligence artificielle, le machine learning, le claw, le devops et la cybersécurité et de défense. Nous allons partager notre expérience avec les étudiants et les enseignants », dit-il.
« Pour le Burkina Faso, la transformation digitale n’est pas une option. Elle constitue un choix stratégique et irréversible. Notre pays s’est engagé dans une dynamique ambitieuse visant à faire du numérique un levier majeur de développement économique, de modernisation de l’administration publique et d’amélioration des services aux citoyens. Notre ambition est de bâtir une nation numérique souveraine, inclusive et résiliente. Pour matérialiser cette vision, le ministère en charge de la transition digitale structure son action autour de 12 chantiers. Dans ce cadre, nous poursuivons la digitalisation progressive des services publics et renforçons nos infrastructures de connectivité. Nous soutenons l’écosystème des startups et de l’innovation, nous renforçons notre cadre national de cybersécurité, nous travaillons à la mise en œuvre de la feuille de route nationale de l’intelligence artificielle, nous travaillons également à travers le programme PACT DIGITAL, au développement de 5 pôles de référence et de laboratoires mutualisés dans les technologies émergentes », a indiqué de son côté le conseiller technique du ministre en charge de la transition digitale et représentant de la ministre Saïdou Yanogo. Il a rassuré que les recommandations issues de cette conférence seront prises en compte par le ministère.

AFRICATEK 2026 s’inscrit ainsi comme une plateforme stratégique de partage de connaissances et de valorisation des technologies émergentes au service du développement des pays africains.
Rama Diallo
Lefaso.net
