Déclaration de Christophe Gomart au parlement européen : « Lui aussi, il ment » (Jonas Hien)

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L’actualité de ces derniers jours a été marquée par la résolution de l’Union européenne sur la situation au Sahel. A cette occasion, l’eurodéputé et général français Christophe Gomart a dépeint un tableau sombre du Burkina Faso. Il n’en fallait pas plus pour que l’acteur de la société civile burkinabe Jonas Hien retrouve son deuxième « menteur » (Après le général Michael Langley ). Il s’en explique.

Il s’appelle Christophe Gomart. Il est de nationalité française. Il siège au parlement européen. Il est officier supérieur de l’Armée française. Il est frustré. Son pays, la France, est devenue un pays pauvre, très endetté. En France, ça ne va plus. Des gens sont obligés de fouiller dans des poubelles pour avoir à manger. La déchéance a commencé depuis que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont chassé l’Armée française de leurs territoires.

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Plus d’or à voler, plus d’uranium à piller. Les entreprises françaises payent les impôts, non plus en France seulement, mais au Burkina Faso surtout. L’esclavage est terminé. La France se cherche, en Europe et en Afrique. Elle court partout, comme une folle. Elle a perdu la tête. C’est dans cette folie que ce Général Gomart s’est attaqué au Burkina Faso. Il a menti sur le Burkina Faso. Il a dit que le Burkina Faso est isolé de la communauté internationale, que le pays est suspendu des organisations régionales et internationales, que les libertés fondamentales sont réduites, que la situation sécuritaire s’est aggravée, que le territoire échappe au contrôle de l’Etat, que les populations ont besoin d’aide humanitaire, que le Burkina Faso sombre dans le chao ! Il sait qu’il ment.

Il sait que l’Afrique sait qu’il ment. Il sait que nous savons tous qu’il sait qu’il ment. Mais, il a tenu à mentir quand même ! Juste pour faire de la désinformation, de la manipulation, insinuer que le Burkina Faso est devenu une menace pour ses pays voisins, préparer une possible attaque contre le pays, contre les Etats de la Confédération du Sahel, par des Puissants, sans loi, déstabilisateurs, tueurs, sanguinaires. La démocratie n’existe plus. Elle n’a jamais existé d’ailleurs ! C’est la force brutale qui gouverne le monde. C’est connu. Gomart a donc un objectif.

Gomart, écoute moi !

Pendant dix longues années, le Mali a vécu, sous le regard et avec l’appui des puissances étrangères la plus grande menace terroriste de son histoire. Les conférences internationales se multipliaient, les sommets se succédaient, les opérations militaires étrangères étaient présentées comme indispensables, les populations sahéliennes continuaient d’enterrer leurs morts, de fuir leurs villages, de voir l’insécurité gagner du terrain. La France était au centre de ce désastre humain. Elle voyait tout. Elle espionnait tout. Elle pillait tout. Elle volait tout. Elle s’enrichissait au nom des Etats du Sahel. Elle a joué pleinement son rôle de pays prédateur, congénitalement né. Ton pays, l’Armée de ton pays, ceux qui étaient avec vous, ont été incapables d’apporter la paix au Mali, plus tard au Burkina Faso et puis au Niger. Rien, vous n’avez rien apporté de bon !

Quand ton pays était là avec ton Armée, toi-même étant Général, toi, ton pays, vos terroristes, contrôlaient effectivement le Sahel. Nos Etats n’avaient pas la situation en main. On voyait nos soldats tomber, nos populations tuées, fuir, du fait de votre présence au Sahel. C’est ce qui nous a emmené à vous chasser.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont donc fait le choix de reprendre en main leur destin. Ce choix n’est dirigé contre aucun peuple, mais il marque la fin d’une époque où l’Afrique devait constamment attendre son salut de l’extérieur. La Confédération des Etats du Sahel (AES) est née de cette conviction simple : personne ne viendra défendre nos terres, nos familles et notre dignité mieux que nous-mêmes. Depuis que vous avez été chassés, nos dignes fils qui ont pris le pouvoir dans ces trois pays, que sont : le Général Goïta, le Capitaine Traoré et le Général Tiani, ont réorganisé les dispositifs de défense et ont renforcé les armées nationales. Aujourd’hui, des progrès importants ont été enregistrés.

La capacité de nuisance des terroristes a été considérablement réduite, en un temp réduit. Une grande partie des territoires a été récupérée, en un temps record. Les populations ont été réinstallées dans plusieurs localités, en quelques années seulement. L’esprit de résistance a remplacé la résignation. Les peuples du Sahel ont cessé d’attendre leur salut d’autrui. Ton mensonge est déconnecté des réalités du Burkina Faso et des deux autres pays de notre Confédération. Présenter le Burkina Faso comme un pays isolé du monde relève encore du mensonge. Le Burkina Faso entretient des relations diplomatiques avec de nombreux États et développe des partenariats diversifiés et productifs qui n’ont rien à avoir avec des décennies perdues avec la France. Le monde ne se limite pas à Paris, à Bruxelles, à Washington !

Toi et tes parrains refusez d’accepter que l’ordre ancien est dépassé. Vous refusez l’évidence : l’Afrique change. Les peuples africains veulent des relations fondées sur le respect et non sur la tutelle, sur la coopération et non sur la dépendance, sur l’égalité et non sur le paternalisme. Gomart, ton cauchemar va durer. Ce qui te dérange, ce n’est pas seulement la réaffirmation de la souveraineté du Burkina Faso, du Mali et du Niger. C’est le symbole qu’incarnent ces peuples : celui d’une Afrique qui refuse désormais d’être considérée comme une simple zone d’influence ou une réserve stratégique au service d’intérêts étrangers.

Pendant des décennies, les richesses africaines ont alimenté le développement des autres, surtout ton pays, la France. Pendant des décennies, des décisions concernant l’avenir du continent africain ont souvent été prises ailleurs, surtout avec ton pays comme tuteur, sans mandat d’un pays africain. Ton pays fait le malin au plan international grâce aux pays africains. Aujourd’hui, une nouvelle génération d’Africains affirme que le temps est venu de penser, de produire, de défendre et de développer l’Afrique selon ses propres intérêts.

Quand tu parles de chaos au Burkina Faso, les peuples du Sahel répondent par la résilience. Quand tu prophétises l’effondrement du Burkina Faso, les peuples de notre Confédération répondent par le courage. Quand tu parles d’isolement du Burkina Faso, les peuples du Sahel répondent par l’ouverture à tous les partenaires qui respectent leur souveraineté. Le Burkina Faso n’envie aucune nation. Il ne revendique aucun privilège. Il exige simplement ce qui est dû à tout peuple libre : le droit de choisir ses alliances, ses orientations politiques et son modèle de développement.

Les générations actuelles et futures ne réclament pas la confrontation avec le reste du monde. Elles réclament le respect. Elles ne demandent pas la charité, mais la dignité. Elles ne refusent pas la coopération, mais rejettent la domination.

L’histoire retiendra peut-être que le réveil du Sahel aura été plus qu’un simple tournant politique. Il aura été le symbole d’une Afrique décidée à reprendre la maîtrise de son destin. Les peuples de la Confédération des Etats du Sahel ont décidé de marcher debout et n’acceptent plus de revenir à genoux. Tu peux continuer la manipulation. Vous pouvez continuer la désinformation. En tous les cas, toi, Gomart, tu mens !

Jonas Hien

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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