BURKINA-NAHOURI-ADMINISTRATION-TERRITOIRE
Nahouri/Frontière commune : Les autorités burkinabè et ghanéennes lancent les travaux de réaffirmation
Pô, 23 juin 2026 (AIB)-Le gouverneur de la région du Nazinon, Massalado Yvette Nacoulma Sanou a présidé ce vendredi 22 juin à Pô, la cérémonie d’installation des membres de la Commission mixte paritaire de réaffirmation (CMPR) de la frontière Burkina-Ghana et du lancement des travaux de réaffirmation de la ligne frontière. Elle avait à ses côtés, l’ambassadeur du Ghana représentant le ministre des Terres et des ressources naturelles du Ghana, Kenneth Akibaté
Composée de 20 membres dont 10 de chaque pays, la Commission mixte paritaire de réaffirmation (CMPR) de la frontière Burkina – Ghana aura la lourde charge de procéder à la démarcation et la réaffirmation des limites territoriales afin de transformer les frontières en de véritables passerelles d’échanges, de paix et de prospérité partagés.
Pour faciliter la mission de la commission sur le terrain, 8 jours ont été consacrés à l’élaboration du document final dans la ville de Pô.
« La démarcation et la réaffirmation des limites territoriales sont des préalables indispensables à la sérénité entre pays limitrophes et à la stabilité sous régionale », a prononcé le gouverneur du Nazinon, Massalado Yvette Nacoulma Sanou, prononçant le discours du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale.
Elle a indiqué que pour ce faire, la tâche qui les attend est aussi exaltante que délicate.
« La réaffirmation de la frontière n’est pas qu’un simple exercice ou juridique de pose de bornes ou de repère géodésique. C’est une œuvre de consolidation de la souveraineté des nations », a-t-elle dit.
Le gouverneur du Nazinon, a poursuivi que « Votre expertise, votre rigueur et votre impartialité seront vos meilleurs atouts pour accomplir ce travail dans le strict respect des textes et des instructions juridiques bilatéraux qui lient les deux nations ».
En procédant à la réaffirmation et à la matérialisation des limites territoriales, les deux pays ne veulent nullement diviser, ni séparer les communautés qui vivent de part et d’autre de cette ligne distante d’environ 583 km.
Pour le secrétaire permanent de la commission nationale des frontières, Fidèle Gouem, c’est offrir une visibilité claire de l’espace sur lequel s’exerce la souveraineté de chaque Etat.
Après la cérémonie de lancement, les officiels se sont déportés à Dakola à la frontière du Burkina et du Ghana pour une restauration symbolique d’une borne.
A l’issue de cette activité, l’ambassadeur de la république du Ghana au Burkina Faso, son Excellence Kenneth Akibaté, chef de la délégation ghanéenne, a salué la tenue de cette importante activité.
Pour lui, la réaffirmation de la frontière commune constitue une étape déterminante pour une meilleure administration de l’espace frontalier.
Ont assisté à cette rencontre, les gouverneurs des régions de Djôrô, de Nakambé, de Nando pour le Burkina et Uper Est et Savana région du Ghana ainsi que des autorités coutumières des régions frontalières.
Cette activité a été rendue possible grâce au GIZ/PFUA dont le chef du projet Dr Bakary Sanou a fait le déplacement de Pô.
Agence d’information du Burkina
HKO/HB/OO
