Malgré le réchauffement des relations entre le Bénin et le Niger, la réouverture de leur frontière commune reste suspendue à plusieurs conditions. Réunis à Cotonou depuis le 20 juin, les experts des deux pays poursuivent leurs discussions, tandis que Niamey insiste sur la signature préalable d’accords relatifs à la sécurité, à la défense et à la coopération douanière.
La rencontre est présidée par le ministre d’État nigérien chargé de la Sécurité, le général Mohamed Toumba, et le ministre béninois de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Adjadi Bakari. Elle s’inscrit dans le processus de normalisation engagé entre les deux États après la visite du président béninois Romuald Wadagni à Niamey le 2 juin dernier.
Les groupes de travail examinent plusieurs dossiers stratégiques portant sur la sécurité, la défense, la diplomatie, les questions juridiques et les échanges économiques. Les discussions, qui se tiennent à huis clos, se poursuivent ce dimanche 21 juin.
Si les deux pays affichent leur volonté de tourner la page des tensions diplomatiques, le Niger demeure ferme sur ses préalables. Pour les autorités nigériennes, la conclusion d’accords garantissant une coopération renforcée en matière de sécurité, de défense et de contrôle des échanges transfrontaliers constitue une étape indispensable avant toute réouverture officielle de la frontière.
Yolande Bazié
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