Burkina: le fondateur de l’«Église Tabernacles des fils du Royaume des Cieux» interpellé pour des faits présumés de viols, tentatives de viols sur plusieurs femmes
Ouagadougou, 20 juin 2026 (AIB) – Le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouaga II a annoncé, dans un communiqué daté du 19 juin 2026, l’interpellation de Moumouni Ibrahima, connu sous le nom de « pasteur Guillaume le Patriarche », pour présomptions de viols, de tentatives de viol, d’outrage public à la pudeur, d’attentat à la pudeur, d’abus de faiblesse, d’escroquerie et de blanchiment de capitaux, à la suite de plusieurs plaintes de femmes.
Selon le communiqué du Procureur, l’affaire a été déclenchée après une plainte déposée le 30 avril 2026 par une femme accusant le responsable religieux de viol, de tentative de viol, d’escroquerie et de menaces de mort.
Le Procureur a expliqué que le mis en cause userait de sa position d’homme de Dieu pour contraindre des fidèles à entretenir des relations sexuelles avec lui, en recourant à des ruses, à des manœuvres trompeuses ou à des menaces sur leur vie.
Selon le communiqué, « pasteur Guillaume le Patriarche » aurait également obtenu diverses sommes d’argent auprès de la plaignante et d’autres victimes dans les mêmes conditions.
Saisi par le parquet, le commissariat de police de l’arrondissement n°12 de Ouagadougou a mené des investigations pour des faits présumés de viols, de tentatives de viols, d’outrage public à la pudeur, d’attentat à la pudeur, d’abus de faiblesse, de menaces sous condition, d’escroquerie et de blanchiment de capitaux.
À ce stade, a indiqué le Procureur, plusieurs plaignants, essentiellement des femmes fréquentant l’« Église Tabernacles des fils du Royaume des Cieux », fondée par le mis en cause, ont été auditionnés. Moumouni Ibrahima, alias « pasteur Guillaume le Patriarche », a été interpellé et placé en garde à vue.
L’« Église Tabernacles des fils du Royaume des Cieux » a également été fermée pour les besoins de l’enquête, a précisé le Procureur.
Les investigations se poursuivent, selon le communiqué, afin d’entendre d’autres victimes et témoins et de réunir tous les éléments nécessaires à la manifestation de la vérité.
Le Procureur a par ailleurs invité toute personne ayant été victime ou témoin de ces faits à prendre attache avec le parquet ou à se rendre au commissariat de police de l’arrondissement n°12 de la ville de Ouagadougou pour faire sa déposition.
Agence d’information du Burkina
BAK/ata
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